Hélène Mauri — l’humanité dans sa mission photographique

Hélène Mauri est photographe. Couleur ou noir et blanc? Cela dépend, elle ne rationalise pas; couleur, technique, même combat: tellement bien maîtrisées, intégrées, digérées, qu’elles passent toutes les deux au second plan, au service de la création, invisibles au conscient de la photographe guidée par sa mission.

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Virginie, la couleur en mouvement

La couleur accompagne Virginie, elle suit ses mouvements, qu’ils soient du corps ou de l’âme.

Dans son intérieur, dans les vêtements qu’elle porte ou sur son site internet, la couleur est essentielle, elle lui apporte tantôt de l’énergie, tantôt de la gaité ou du réconfort.

Pour répondre à son besoin de changement, Virginie a inventé une technique ingénieuse permettant de transformer rapidement la gamme chromatique de son séjour. Un mur gris perle, un canapé blanc, un tableau dans la même gamme et quelques meubles en bois naturel constituent un fond neutre stable qui accueille, au gré des saisons ou de ses humeurs, des objets colorés interchangeables, qui, par touches, vont donner l’esprit qu’elle veut insuffler.

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Pinuccia, le beau et le bon comme valeurs

Pinuccia ne conçoit pas la vie sans couleur. Elle aime le beau et le beau n’est pas incolore.

Aujourd’hui elle porte une robe chamarrée où se mêlent des bleus et roses vifs, couleurs qu’un séminaire lui a révélées comme faisant partie de « sa palette », se basant sur son teint — plus précisément la couleur de ses veines—, ses yeux et ses cheveux. Dans cette formation elle a apprécié le raisonnement qui permet d’identifier les tons qui vont à l’une ou à l’autre, là où la plupart fonctionne uniquement à l’intuition. Par contre, elle n’a pas aimé le dogmatisme sous-jacent, comme s’il fallait du jour au lendemain jeter tous les vêtements qui ne sont pas dans « ses couleurs » (*). Si telle robe rouge ou orange ne la met pas en valeur parce qu’on ne voit que la robe, pourquoi pas! Pinuccia n’a pas le culte de sa personne et à vrai dire, si c’est la robe qu’on verra d’abord, impossible de ne pas ensuite être capté par son sourire et sa personnalité.

(*) En clin d’oeil, elle a choisi de porter cette robe noire à pois blancs pour « son » portrait; clin d’oeil pour clin d’oeil, j’en ai fait une photo monochrome: un peu de noir et blanc dans ce monde de couleurs, pardi!
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Framboise Godart, les deux pieds dans le rêve

Framboise aime la couleur, joue avec ses accords et les déploie dans des harmonies de son cru.

Chaque chambre d’hôte de son domaine vous plonge dans une atmosphère où les matériaux naturels, les textiles artisanaux, les objets d’art et un choix judicieux de couleurs vous emmènent pour un voyage le temps d’un w.e., ou plus, si le coeur vous en dit: ici à Corfou, là à Bali, en Thaïlande ou aux Caraïbes ou encore tout simplement au coeur de la nature, dans une cabane haut-perchée. Continue reading « Framboise Godart, les deux pieds dans le rêve »

Christine van der Steur, pour se connecter à l’essentiel

Christine aime les couleurs douces et naturelles, celles qui ne fatiguent pas les yeux, et surtout les rouges terre, peut-être parce qu’elle les associe à Ibiza, à son enfance dans la nature joyeuse de cette île baignée de lumière où il fait bon vivre aussi bien dehors que dedans. Son père en très mauvaise santé, sa petite famille rejoint la Belgique, patrie de sa maman. Elle a 12 ans. Autant dire qu’elle a vécu ce changement comme le passage de la couleur au noir et blanc! Si le noir et blanc peut avoir un certain charme, elle n’a pas du tout trouvé de charme dans ce pays d’accueil gris, triste, déprimant et surtout sans lumière, source nécessaire à son équilibre, encore aujourd’hui.

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Fabienne Verdier, Passagère du silence

 Quand on m’a recommandé « Passagère du Silence » pour ce blog, j’étais sceptique. Fabienne Verdier, pour un blog sur la couleur? J’associais son travail à la puissance du noir et du geste. Et pourtant…

« […] dans les variations infinies de l’encre de Chine, tu peux interpréter les mille et une lumières de l’univers. […] Le noir possède l’infini des couleurs; c’est la matrice de toutes. […] Avec les ressources du noir et le vide du papier blanc, tu peux tout créer, […]. Le noir est le révélateur premier de la lumière dans la matière ».

Tel est le discours de son maître Chinois quand, n’en pouvant plus de travailler avec l’encre noire, Fabienne Verdier lui demande si elle peut égayer d’un peu de couleur ses exercices. Vous l’aurez compris, la réponse du maître est NON; il l’autorise cependant, au bout de quelques années, de venir à la couleur, et lui assure que son interprétation de la lumière sera alors beaucoup plus riche.

Dans « Passagère du silence », Fabienne Verdier retrace son parcours d’Artiste: un premier chapitre pour son enfance et ses études à l’école des Beaux-Arts, dix autres pour son apprentissage en Chine et un dernier pour sa vie d’ermite peintre, à la campagne, en Ile-de-France. Continue reading « Fabienne Verdier, Passagère du silence »

Lydwine Thibaut vous (re)mettra en scène

Lydwine Thibaut aime le rouge. Non que le rouge soit sa couleur préférée, mais c’est pour elle la couleur la plus dynamique, la plus vivante. C’est aussi la couleur dominante sur son site « cocorico » où, avec toute une équipe, elle propose des services d’aide à la recherche d’un travail qui ait du sens. Lydwine ne conçoit pas la vie sans couleur ni sans beauté. Les lieux qu’elle investit pour proposer les séminaires d’accompagnement doivent être harmonieux, le seul critère économique ne lui suffit pas, au grand dam de communes qui proposent gratuitement des lieux sans âme. Son site, le matériel didactique, les CVs que vous réaliserez avec elle, tout doit être visuellement beau. Est-ce un critère de succès? Lydwine n’en sait rien, elle sait seulement que ça lui fait plaisir et que cela contribue à une énergie positive indispensable pour sa vie et que, jusqu’à preuve du contraire, elle estime bénéfique pour les personnes qu’elle accompagne.

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Fernand Léger: « La couleur est une nécessité vitale »

« Le beau est partout » tel est l’intitulé de l’exposition de Fernand Léger (1881-1955) à BOZAR. « il n’y a pas de Beau catalogué, hiérarchisé »  écrit-il encore. Voilà qui nous autorise à nommer « beauté » ce que nous ressentons comme tel. Quelle liberté face à ceux qui nous prescrivent ce qu’il faut admirer!

« La couleur est une nécessité vitale. C’est une matière première indispensable à la vie, comme l’eau et le feu » écrit-il en 1937. Il faut dire qu’il a passé trois années dans les tranchées, dans la couleur boue de la guerre.

Léger, apprenti dès 16 ans dans un cabinet d’architecture, s’intéresse aussi à la couleur dans l’architecture. « Comment créer un sentiment d’espace, de rupture des limites ? Tout simplement par la couleur, par des murs de différentes couleurs. L’appartement que j’appellerai « rectangle habitable » va se transformer en « rectangle élastique » […] La couleur est un puissant moyen d’action, elle peut détruire un mur, elle peut l’orner, elle peut le faire reculer ou avancer, elle crée ce nouvel espace.» [1]

Dans une recherche d’efficacité visuelle, Léger se laisse guider par l’esthétique du contraste maximal [2]. Dans la peinture ci-dessous, remarquez le personnage, peint intégralement dans les tons neutres, tandis que les couleurs moins saturées entourées de noirs et de blancs sont reléguées dans le fond. Il s’agit d’un « contraste de qualité », selon la terminologie d’Itten (1) qui a proposé sept formes de contrastes. Il est renforcé par une autre forme de contraste (non répertorié par Itten), à savoir la manière de traiter les formes en dégradé dans la figure à l’avant-plan, qui suggère un volume, et en aplat dans le fond, qui suggère un plan. On retrouve cette caractéristique dans plusieurs de ses peintures. Parfois il remplace le « contraste de qualité », par un « contraste de complémentaires » tout en gardant du relief pour les formes, des aplats pour le fond.

Il expérimente aussi la couleur en dehors du trait, comme si les couleurs avaient leur indépendance par rapport au trait, leur vie propre . Regardez « les cyclistes », « Les femmes au perroquet », «femme à la fleur», la série de lithographies illustrant les poèmes de Rimbaud, ou encore les illustrations de Paris qu’il réalise pour son ami poète Blaise Cendras.

Si le travail de Léger ne m’émeut pas, je n’en reste pas moins inspirée par sa démarche, son ancrage dans son époque, sa recherche d’expression graphique, sa fascination pour le progrès, son émerveillement devant la modernité. A ce titre, le paragraphe ci-dessous est étonnant, tant il pourrait sembler d’actualité, alors qu’il a été écrit en 1914.

« L’existence des hommes créateurs modernes est beaucoup plus condensée et beaucoup plus compliquée que celle des gens des siècles précédents. La chose imagée reste moins fixe, l’objet en lui-même s’expose moins que précédemment. Un paysage traversé et rompu par une auto ou un rapide perd sa valeur descriptive mais gagne en valeur synthétique […] L’homme moderne enregistre cent fois plus d’impressions que l’artiste du XVIIIe siècle ; par exemple, à tel point que notre langage est plein de diminutifs et d’abréviations.» [4]

[1] http://www.centrepompidou-metz.fr/le-corbusier-et-l-ger-visions-polychromes
[2] http://www.centrepompidou-metz.fr/sites/default/files/images/dossiers/2017.06-FERNAND-LEGER.pdf
[3] Johannes Itten, Art de la couleur,  Dessain & Tolra
[4] Fernand Léger, Fonctions de la peinture, Les réalisations picturales actuelles, 1914, p.40.

Béatrice Deffromont, Révélatrice du féminin

Béatrice aime la couleur, outil de travail dans ses ateliers de développement personnel, source de joie dans sa vie quotidienne. Dans les espaces qu’elle a occupés, ses différents cabinets ou ses lieux de vie, elle a toujours cherché l’harmonie, à l’image de ce qu’elle veut apporter à ses patients, et de cet équilibre qu’elle cherche dans sa propre vie. En perpétuel questionnement, Béatrice questionne aussi les couleurs.

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