Etienne Delvarre: Enseigner la couleur aux peintres du 21ème siècle

Dans la série d’articles consacrés à l’enseignement de la couleur, j’accueille cette semaine Etienne Delvarre, un peintre « infopreneur ».

Si nous ne nous sommes pas encore rencontrés, nos chemins virtuels se sont cependant croisés à plusieurs reprises. Nous appartenons à cette communauté d’auto-entrepreneurs qui souhaitent partager leurs savoirs, leur passion. Plus précisément, nous sommes des « infopreneurs », animés de cette volonté d’être utiles au plus grand nombre, grâce au formidable levier d’internet et des réseaux sociaux.

Aussi nous avons des mentors en commun, que ce soit pour avancer dans nos projets entrepreneuriaux respectifs, ou pour élaborer leur contenu. En effet, nous tenons en grande estime les sites anglophones de Bruce Mac Evoy et David Briggs qui divulguent leurs connaissances scientifiques auprès des artistes, tout en pratiquant, le premier l’aquarelle, le second plus spécifiquement la peinture à l’huile.

Etienne Delvarre,  “Point de suspension”, travail à l’aérographe et au pinceau (© Etienne Delvarre)

Etienne est graphiste, décorateur de formation. Il s’est familiarisé avec la peinture et les mélanges de couleurs
en réalisant de grandes fresques murales pour des clients. Il s’est ensuite spécialisé dans la technique de la peinture à l’aérographe qui est devenu son outil de prédilection. Si son intuition le guide dans le choix des couleurs, son esprit l’incite à comprendre pourquoi un choix fonctionne mieux qu’un autre. Cette approche plus scientifique de la couleur ne s’oppose en rien à sa démarche artistique mais au contraire la nourrit et l’enrichit.

Une interview avec Etienne Delvarre

Techniques de peintre: Enseigner la couleur aux peintres du 21ème siècle

Merci Vinciane de m’inviter sur ton blog dédié à la couleur. Ça tombe bien parce qu’aujourd’hui, j’ai plein de choses à partager avec vous.

Etienne, peux-tu nous dire dans quel contexte tu enseignes la couleur?

C’est vrai que la couleur est un vaste domaine… Elle en passionne plus d’un ! D’ailleurs, je crois que tout le monde aime la couleur d’une manière ou d’une autre. 

Nous vivons dans une époque où la couleur est omniprésente. Où que l’on soit, elle s’offre à nos yeux et nous en sommes des éternels insatiables !

Mais paradoxalement, elle reste mystérieuse et inconnue. Pour beaucoup, manier la couleur, la comprendre, la nommer relève soit du don soit de l’exploit !

Même pour les peintres dont elle est à priori le domaine de prédilection, la couleur garde ses secrets.

Moi-même en tant que peintre dans le domaine artistique, je me posais beaucoup de questions du genre :

  • Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à faire toutes les couleurs que je veux avec les 3 couleurs primaires ?
  • Pourquoi les peintres et les imprimeurs n’utilisent pas les mêmes couleurs primaires ?
  • Pourquoi existe-t-il autant de cercles chromatiques différents, et quel est le bon pour moi ?
  • Y a-t-il une méthode pour trouver la teinte qu’on recherche quand on mélange des couleurs ?
  • Pourquoi est-il si difficile de créer des accords de couleurs harmonieux quand on veut peindre un tableau ?

C’est à travers mon propre parcours de peintre, ses défis techniques et esthétiques que j’ai finalement trouvé des réponses à toutes ces questions et cela m’a pris des années…

Enseigner la couleur dans le contexte de la peinture artistique c’est donc une suite logique dans mon parcours.

Mais ce qui m’a vraiment décidé, c’est une demande croissante de la part de mes élèves en aérographie qui m’ont avoué rencontrer des difficultés avec les mélanges de couleurs.

Quand ils préparent leurs mélanges, ils ne comprennent pas pourquoi toutes leurs teintes deviennent ternes et grises.

En mélange de peinture, les couleurs deviennent rapidement ternes et grise

Parfois aussi, ils trouvent une teinte qui leur plaît ou qui correspond à peu près à leur modèle ; mais ils la font en trop petite quantité et ils n’arrivent pas à la refaire à l’identique pour compléter le manque. Quand ils se confrontent à ce problème, c’est très frustrant.

Certains de mes élèves ont le désir de peindre dans le style ultra-réaliste qui se prête bien à la technique de l’aérographe que j’enseigne.

Peinture ultra-réaliste à l’aérographe

Mais pour arriver à un bon niveau de réalisme, la maîtrise des mélanges et la compréhension de la couleur jouent un rôle primordial.

Pourquoi est-il important d’enseigner la couleur aux peintres?

Selon moi, chaque peintre est appelé à trouver une plus grande liberté d’expression grâce à la couleur. C’est un désir profond pour tous les peintres, même les plus frileux. 

Comme tu le sais, la couleur touche fortement aux émotions et à la sensibilité. Mais je pense que, tout comme la forme, la couleur est avant tout un outil au service d’une démarche artistique.

Apprendre l’art de maîtriser les couleurs, c’est donc se donner plus de moyens pour s’exprimer. Ça permet d’enrichir ses œuvres avec quelque chose qui touche le cœur du public, dans ses émotions et sa sensibilité.

Alors, pour moi la question d’enseigner la couleur aux artistes ne se pose pas : il y a un grand besoin et un grand désir.

La vraie question est plutôt de savoir QUOI enseigner sur la couleur dans le domaine artistique.

Pour les peintres qui cherchent à se former aujourd’hui, la difficulté c’est d’entendre tout et son contraire à propos de la couleur. Rien n’est vraiment adapté à leur situation, à leurs problèmes réels ni à leurs préoccupations.

Soit on leur parle d’une théorie des couleurs qui ne marche pas parce qu’elle date de la Renaissance et qu’elle est totalement dépassée, soit on leur enseigne les couleurs d’un point de vue informatique qui convient très bien au « digital-painting » mais pas du tout à la peinture faite de pigments.

Les couleurs en peinture et les couleurs digitales ne se comportent pas de la même manière

Au milieu de tout ça, ils se retrouvent à ne pas savoir quels tubes choisir pour créer leur palette de couleurs.

Ils sont perdus dans la multitude des marques, des références et des noms fantaisistes donnés aux couleurs par les fabricants de peinture.

Ils ne savent pas non plus comment doser les couleurs de leurs mélanges; ils cherchent sans trouver et finissent par se décourager ou par douter de leur talent.

Le pire, c’est que la seule chose à laquelle ils peuvent encore se raccrocher sont de vagues notions de mélanges des couleurs qu’on leur a appris à l’école primaire ! Ils se disent que ça devrait être facile et ils constatent que ça ne l’est pas du tout, alors ils perdent confiance en eux-mêmes.

Pour dire les choses sans détour : non seulement je pense qu’il est important d’enseigner la couleur aux artistes, mais je pense qu’il est urgent, au 21ème siècle, que les peintres adoptent une nouvelle théorie des couleurs ; une théorie qui leur permet de savoir comment mélanger les couleurs efficacement et comment les harmoniser entre elles.

Quels sont les 3 points les plus fondamentaux de ton enseignement et en quoi tu considères qu’il s’agit là d’une nouvelle théorie de la couleur?

Oui Vinciane, c’est bien vers une nouvelle théorie des couleurs spécialement adaptée aux artistes peintres que je compte diriger mes élèves et tous ceux qui ne se retrouvent pas dans l’enseignement classique.

La particularité de cette théorie c’est justement qu’elle n’est pas seulement théorique, elle est aussi très pratique !

Un peintre ne peut pas limiter sa connaissance de la couleur à de la théorie uniquement. Il a besoin de la pratique parce qu’il travaille avant tout avec de la matière.

Comme le dit Bruce Mc Evoy : « Apprenez la couleur avec vos yeux et vos mains plutôt qu’avec la pensée abstraite. »

Alors, voici les 3 grandes étapes de cette nouvelle approche : 

Étape 1 : Obtenir plus de couleurs avec moins de tubes de peinture.

Plus de couleurs avec moins de tubes de peinture

La première étape consiste à augmenter le nombre de couleurs de sa palette tout en diminuant le nombre de tubes de peinture nécessaires pour les obtenir.

C’est une excellente occasion de faire le point sur la notion de couleurs primaires qui est souvent mal comprise par les peintres.

En fait, le choix des 3 couleurs de départ conditionne beaucoup les teintes que nous pouvons créer ou non à partir de ces couleurs.

L’ensemble des teintes créées par mélanges de plusieurs couleurs forme ce qu’on appelle : une gamme chromatique

Il s’agit d’une zone délimitée plus ou moins large à l’intérieur de laquelle se trouvent toutes les teintes qu’il est possible de créer, et au-delà de laquelle on ne peut pas obtenir certaines couleurs.

Les zones à l’intérieur du cercle correspondent aux 2 gammes chromatiques différentes selon les couleurs utilisées comme primaires.

Quelle que soit la technique utilisée, l’huile, l’acrylique, ou l’aquarelle, un peintre est limité par la gamme chromatique issue des couleurs qu’il choisit comme points de départ pour ses mélanges.

Il est indispensable de comprendre ça, et pourtant peu de personnes réalisent ce que ça implique au niveau des résultats obtenus.

Par exemple, est-il possible d’obtenir un beau violet profond à partir des couleurs primaires classiques ? Non ! Si on essaye à partir d’un rouge pompier et d’un bleu outremer, on obtient un gris foncé qui tire sur le mauve. Mais pas le beau violet profond recherché.

Pour les peintres qui cherchent simplement à appliquer ce qu’ils ont appris, ce résultat est vécu comme un échec.

Il suffirait pourtant qu’ils s’approchent de la triade Cyan-Magenta-Jaune pour que cette expérience devienne satisfaisante.

En mélangeant un Bleu Phtalo et un Magenta Quinacridone, ils obtiendraient le beau violet profond qu’ils souhaitent.

Quand on utilise les bonnes couleurs primaires, tout d’un coup nos yeux s’illuminent ! Au lieu de l’échec, l’expérience devient un vrai tour de magie.

On ne peut obtenir un beau violet qu’à partir des primaires proches du Cyan et du Magenta.

C’est en sélectionnant avec soin ses tubes de peinture qu’on vivifie les couleurs de sa palette tout en élargissant au maximum sa gamme chromatique. Élargir sa gamme de couleurs signifie travailler avec des couleurs beaucoup plus vives dès le départ.

Cette première étape demande même d’adopter un nouveau cercle chromatique qui inclut ce que tu appelles si justement : les teintes extra-spectrales, notamment le pourpre de Goethe qu’on appelle aujourd’hui « Magenta ».

Inclure le Magenta au cercle chromatique change totalement la manière dont il doit être construit !

Actuellement, tous les artistes utilisent le cercle de Johannes Itten. 

Il est tellement ancré dans l’enseignement artistique que personne n’ose vraiment le remettre en question.

Pourtant, ce cercle n’est pas d’une grande justesse d’un point de vue scientifique. Il n’est pas en adéquation avec les découvertes du 21ème siècle concernant notre perception visuelle, les neurosciences et les lois de l’optique.

Le Magenta ne figure pas dans le cercle de Johannes Itten.

Par exemple, ni le Cyan ni le Magenta ne sont présents sur ce cercle alors que la triade Cyan-Magenta-Jaune est celle qui permet d’obtenir la gamme chromatique la plus large.

Étape 2 : Trouver la teinte parfaite sans gâcher de peinture.

Trouver la teinte parfaite sans gâcher de peinture?

La deuxième étape, c’est de planifier la réussite de ses couleurs en adoptant une stratégie de mélange pour chacune. Une nuance spécifique ne ressemble à aucune autre.

Chaque couleur est définie par une teinte, une luminosité et une saturation. Un peintre doit être capable de modifier ces 3 axes pour obtenir une nuance précise.

Les mélanges de couleurs qui nous intéressent répondent à une loi de la physique qu’on appelle la synthèse soustractive

Cette loi est le fondement sur lequel se basent les imprimeurs, qui sont passés maîtres dans l’art de mélanger les couleurs avec précision. 

Il y a beaucoup à apprendre de ce qu’ils ont découvert à ce sujet.

En effet, ils ont une approche expérimentale : au lieu de se référer à des “connaissances” abstraites, ils partent du résultat qu’ils souhaitent obtenir et ils en déduisent les bons dosages pour y arriver.

En peinture, les principes sont les mêmes. 

L’important c’est de toujours savoir d’où on part et où on va. Une fois qu’on a le départ et l’arrivée, il suffit de tracer un itinéraire entre les deux et de s’y tenir.

Mais d’abord, il faut déjouer « les mirages de la couleur ». Ce sont des illusions d’optique que notre cerveau crée en permanence à notre insu.

Il y a par exemple la relativité des couleurs qui est une tendance naturelle que nous avons à ajuster notre perception de la couleur en fonction du contexte dans lequel elle se trouve, plutôt que de la voir pour ce qu’elle est réellement.

L’échiquier d’Adelson en est un bon exemple :

L’échiquier d’Adelson montre la relativité des couleurs. Les couleurs A et B sont les mêmes alors que dans leur contexte respectif, elles semblent différentes.

Pour voir la couleur telle qu’elle est, sans l’influence des autres couleurs qui l’entourent, il faut jouer un tour de passe-passe à notre cerveau pour la « remettre à nu ».

On peut alors la définir plus facilement puis adopter une “stratégie de mélange” adaptée pour s’en approcher.

Dans ma méthode, la stratégie de mélange fonctionne grâce à ce que j’appelle « la cartographie pigmentaire » : il s’agit d’une carte qui représente une sélection de pigments et sur laquelle on peut tracer des lignes de mélange pour trouver le chemin de la couleur voulue.

Modèle photo et réalisation en peinture

C’est très utile quand on travaille à partir d’un modèle de référence (comme une photo) et qu’on veut reproduire toutes les teintes du modèle à l’identique.

Étape 3 : Créer des harmonies de couleurs captivantes.

 

Créer des harmonies de couleurs captivantes

La troisième étape, c’est de fasciner tout le monde avec des accords de couleurs qui retiennent l’attention.

Une fois qu’on sait comment produire toutes les couleurs qu’on veut, on apprend à choisir un ensemble de couleurs visuellement cohérent. C’est toute la question des accords ou des harmonies de couleurs dans un tableau.

Quand on parle d’harmonies de couleurs, on pourrait penser que c’est un domaine entièrement subjectif qu’aucune règle ne doit limiter et qui ne dépend que des goûts de chacun. 

C’est faux !

En réalité, indépendamment des aspects symboliques et psychologiques de la couleur, il y a des règles précises d’équilibre des contrastes visuels. 

En utilisant astucieusement ces contrastes visuels on peut créer une infinité d’harmonies de couleurs que l’œil percevra comme jolies, équilibrées et satisfaisantes.

Le cercle chromatique joue ici le rôle d’une véritable boussole des couleurs qui nous indique toujours la route à suivre.

Mais attention au choix du cercle pour créer des harmonies de couleurs…

Comme un cercle chromatique a pour fonction principale d’établir des relations entre les couleurs, il faut être très exigeant sur la justesse de sa représentation si on ne veut pas se retrouver avec des combinaisons qui ne fonctionnent pas d’un point de vue optique.

Quand on crée des accords de couleurs, c’est l’optique qu’on vise et rien d’autre. 

Un cercle chromatique en accord avec les lois de l’optique place idéalement les complémentaires visuelles les unes en face des autres. 

Les complémentaires visuelles sont les paires de couleurs qui créent sur notre rétine les contrastes les plus puissants.

Espérer produire de belles harmonies de couleurs sans tenir compte des complémentaires visuelles serait comme espérer se passer de la lumière pour voir les couleurs.

Les principales complémentaires visuelles

Une fois que ces contrastes visuels sont correctement placés, on peut commencer à travailler sans craindre de faire une faute de goût.

Il y a deux stratégies principales que l’on peut adopter :

1- Créer un fort contraste pour stimuler au maximum la rétine (et donc l’intérêt du spectateur) sur un sujet précis.

2- Minimiser les contrastes en juxtaposant des teintes relativement similaires. Cette approche favorise les transitions de couleurs de manière douce et naturelle.

Ces deux grandes stratégies peuvent être utilisées tour à tour dans un même tableau. Vous pouvez voir un exemple dans cet article.

Peux-tu donner plus de détails sur un point précis de ton enseignement qui serait utile aux débutants ?

Oui, bien sûr Vinciane…

Il y a justement un point important dont j’aimerais parler qui concerne le mélange des pigments.

Il s’agit d’une règle peu connue. Pourtant son application éviterait beaucoup de tourments aux peintres débutants.

Je l’explique à mes élèves quand ils se plaignent d’obtenir des couleurs ternes et grises. Elle est relative à la synthèse soustractive, elle s’appelle : le coût de saturation.

Qu’est-ce que c’est ?

Eh bien, c’est un principe fondamental : en mélange de peinture, plus les couleurs sont éloignées les unes des autres sur le cercle chromatique, plus on diminue la saturation de la teinte obtenue, c’est-à-dire sa vivacité, son éclat.

Autrement dit, plus on mélange de pigments différents, plus le mélange tourne au gris-noir.

Des teintes qui se trouvent côte à côte sur le cercle chromatique subiront un faible coût de saturation tandis que des teintes opposées subiront un coût de saturation maximal.

Comprendre ce principe permet de toujours maîtriser la saturation, la vivacité de ses teintes.

De plus, il faut savoir que :

  • Les couleurs Cyan – Magenta – Jaune produisent un coût de saturation très faible. C’est pourquoi cette triade est considérée comme optimale en tant que triade de primaires.
  • Les couleurs Rouge – Vert – Bleu-violet produisent un coût de saturation très important ; c’est pourquoi tout mélange qui contient une ou plusieurs de ces teintes vire rapidement au gris-noir.
Le coût de saturation

D’un point de vue plus scientifique, on pourrait définir le coût de saturation comme le contraire de la synthèse additive.

En synthèse additive, les faisceaux de lumière colorés Rouge, Vert, Bleu-violet produisent de la lumière blanche ; tandis que dans la synthèse soustractive, le mélange de ces 3 mêmes couleurs produit un assombrissement quasi total, proche du noir.

Les 2 systèmes de mélange de couleurs sont parfaitement cohérents.

Pour éviter ce phénomène, il faut choisir les peintures les plus saturées disponibles sur le marché.

Aurais-tu deux ou trois livres sur la couleur à conseiller ?

Tout comme toi, j’ai lu beaucoup de livres sur la couleur, d’ailleurs ma bibliothèque en est remplie ! Tous m’ont permis de comprendre quelque chose de particulier sur le sujet.

Mais ceux qui m’ont le plus fait progresser sont des livres qui, d’une manière ou d’une autre, m’ont fait changer de point de vue ou remettre en cause ce que je croyais établi.

1. « Voir, vivre et comprendre les couleurs »

Le premier livre que je conseillerais, c’est celui qui m’a ouvert les yeux sur l’importance de placer le Magenta dans le cercle chromatique.

Voir, vivre et comprendre les couleurs

Ce livre s’appelle : « Voir, vivre et comprendre les couleurs » de Ueli Seiler-Hugova, aux Editions Triades.

C’est un ouvrage de 2008 qui propose des petites expériences pour comprendre la vision de Goethe et la naissance des couleurs dans notre système visuel.

Goethe est le premier à avoir expliqué le phénomène coloré comme étant une rencontre entre la lumière et l’obscurité. C’est une approche extrêmement pertinente et toujours actuelle.

Alors si vous ne voulez pas lire « Le traité des couleurs » de Goethe dans son intégralité, vous pouvez toujours lire « Voir, vivre et comprendre les couleurs » pour en avoir les bases.

2. « Couleur, une histoire visuelle »

Couleur, une histoire visuelle

Le deuxième livre que je conseille à tes lecteurs s’appelle « Couleur, une histoire visuelle » de Alexandra Loske aux éditions Pyramid.

Ce gros livre de 240 pages est récent, il date de 2019.

C’est un beau livre généreusement illustré qui brosse le tableau des différentes découvertes faites sur la couleur à travers l’histoire. 

Il fait aussi un tour d’horizon des multiples systèmes de classification de la couleur ainsi que des outils inventés par des artistes, des scientifiques ou des industriels.

Il mentionne même une figure historique que j’aime beaucoup : Jacob-Christophe Le Blon qui a vécu à l’époque de la Renaissance et qui est le précurseur de l’impression en quadrichromie.

3. « Color and Light »

Color and Light, A guide for the Realist Painter

Le dernier livre qui m’a beaucoup plu s’appelle : « Color and Light » de James Gurney aux éditions Andrews McMeel Publishing.

James Gurney est un peintre-illustrateur américain. Il est le concepteur de l’univers imaginaire « Dinotopia ».

Son livre « Color and Light » est une compilation d’astuces et de conseils tirés de ses longues années d’expérience dans la peinture fantastique.

C’est l’un des premiers peintres à avoir pointé du doigt les lacunes du cercle chromatique traditionnel.

Attention, ce livre est disponible en anglais uniquement.

Comment en savoir plus sur ton enseignement et le cas échéant, en bénéficier?

Jusqu’à présent, mon enseignement s’adressait uniquement à mes élèves en aérographie.

Petit à petit, j’ai pris conscience que ce savoir-faire ne se limitait pas au domaine de l’aérographe.

C’est pourquoi je suis en train d’adapter toute ma méthode pour la rendre accessible aux peintres, quelle que soit la technique qu’ils utilisent, l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, etc… 

Elle devrait être prête pour cette fin d’année.

En attendant, pour les plus pressés, j’ai préparé un petit livret qui explique les étapes de construction du cercle chromatique universel, qui est la base des mélanges et des harmonies de couleurs au 21ème siècle.

Construction du cercle chromatique universel

Ce livret est offert à tous les lecteurs de ton blog. Pour se le procurer, ils peuvent se rendre directement sur la page Construction du cercle chromatique universel 

Merci de m’avoir invité à parler de ma passion et de mon travail sur la couleur. Je ne manquerai pas de te tenir au courant de la suite de cette aventure merveilleuse.

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